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Esanum is an online network for approved doctors

Esanum is the medical platform on the Internet. Here, doctors have the opportunity to get in touch with a multitude of colleagues and to share interdisciplinary experiences. Discussions include both cases and observations from practice, as well as news and developments from everyday medical practice.

esanum ist ein Online-Netzwerk für approbierte Ärzte

esanum ist die Ärzteplattform im Internet. Hier haben Ärzte die Möglichkeit, mit einer Vielzahl von Kollegen in Kontakt zu treten und interdisziplinär Erfahrungen auszutauschen. Diskussionen umfassen sowohl Fälle und Beobachtungen aus der Praxis, als auch Neuigkeiten und Entwicklungen aus dem medizinischen Alltag.

Esanum est un réseau en ligne pour les médecins agréés

Esanum est la plate-forme médicale sur Internet. Ici, les médecins ont la possibilité de prendre contact avec Une multitude de collègues et de partager des expériences interdisciplinaires. Les discussions portent à la fois sur les Observations de la pratique, ainsi que des nouvelles Et les développements de la pratique médicale quotidienne.

Vous reprendrez bien un peu de désert ?

Ouvertures des cabinets jusqu’à minuit, recertification des médecins, consultations avancées ... nos élus carburent, mais les déserts médicaux continuent de grandir ! L'édito de Bernard Kron.

Ouvertures des cabinets jusqu’à minuit, recertification des médecins, consultations avancées, service national, conventionnement sélectif, autorisation des doctorants à prescrire… nos élus carburent, mais les déserts médicaux continuent de grandir.

Au lieu de trouver une solution efficace contre le manque de médecins en zones rurales, le gouvernement s’efforce de mettre des bâtons dans les roues du système de santé.

Normes et principes de précaution

Les normes et le  principe de précaution en sont de parfaits exemples. Ils entrainent nombre de bilans et d’investissements autant inutiles que couteux ! Les normes et le principe de précaution participent avec les doublons administratifs à ruiner notre système de santé… et les Français.

« Les dangers des centrales atomiques ou celui de l’extraction du gaz de schiste ne sont-ils pas moins grands que celui de la pollution par les particules fines du charbon des centrales thermiques ou du diesel ? » explique Jean de Kervasdoué dans son livre « Ils ont perdu la raison » paru en 2014.

Ni pour les OGM, ni pour le gaz de schiste, ni pour le diesel, les conseillers n’ont d’arguments probants. Il en est de même pour les pesticides comme ce fut le cas pour le DDT. Or il faudra bien produire plus pour nourrir les 10 milliards d’êtres humains que comptera prochainement la planète.

La France se détourne malheureusement du progrès et la science perd de sa confiance. Avec l’idéologie du principe de précaution, aucun chercheur français ne serait allé au bout de ses rêves. Ni les greffes d’organes ni la cœliochirurgie n’auraient vu le jour avec nos chirurgiens. Il faut bien essayer une première fois, ce que les comités d’éthique peuvent interdire.

Dans ma jeunesse je n’aurais pas pu inventer  les prothèses biliaires, car il n’y avait aucune certitude que les résultats soient un succès. « Bonne administration, mauvaise médecine ! »

De plus, le principe de précaution aggrave le phénomène de surconsommation des examens médicaux. Il déresponsabilise nombre de médecins amenés à se surprotéger derrière des procédures de sécurité, parfois au détriment du diagnostic et de la qualité des soins.

En oncologie, des réunions de concertation pluridisciplinaires, dites de consensus, sont imposées pour la prise de décision. D’une évaluation des bonnes pratiques, ce dispositif est devenu une chambre d’enregistrement, facteur d’éloignement entre le médecin et le patient, donc d’une entrave aux soins.

On prescrit des chimiothérapies lourdes souvent mal supportées et sans réels bénéfices pour nombre de malades.

Les « Think tanks »

Ce sont des boites à idées et des lieux de débats, mais ce sont souvent des boites vides. Elles permettent aux « biens pensants des tutelles et aux pseudos sachant » d’imposer leur propre vision..

Les objectifs de tous ces organismes sont d’améliorer la qualité des soins, de réduire les inégalités d’accès, de renforcer l’efficience du système et d’optimiser les dépenses.

Leur objet est de veiller à promouvoir, de façon non dogmatique ni corporatiste, une vision neuve de ces questions, en favorisant la créativité et en associant les nouvelles générations. Mais pour conduire des changements, il est indispensable de leur donner un sens.

Ils ne vont pas contre le sens de l’histoire, car ils ont soutenu les plans-hôpitaux, le plafonnement des honoraires, la nouvelle convention médicale. Leurs propositions approuvent la politique de santé menée par l’État alors qu’elle continue d’aller « dans le mur ».

Ces experts affirment que l’avenir de notre système de soin réside dans la mise en place d’un parcours de santé intégré et coordonné  tout au long de la vie.

Les Think tanks de la santé comme le CRIP, l’institut Montaigne et celui du journal Les Échos font de plus en plus parler d’eux en particulier en période électorale. Ils restent pourtant prudents et politiquement corrects, car les thèmes de la santé ne se prêtent guère aux propositions radicales. Trop d’intérêts sont en jeu, il faut « ménager la chèvre et le chou ».

Le Think tank rappellera donc les principales priorités et actions pour accompagner ces travaux.

Face à tous ces chantiers, les acteurs du système ont quelques difficultés à s’y retrouver et à intégrer les leviers de ces changements.

Tout est recommandé : la formation des professionnels de la santé, la licence santé donnant accès aux filières médicales, l’infirmière clinicienne, les doctorants en santé, l’informatisation des pratiques, le dossier médical personnel partagé.

De cette façon les acteurs des tutelles dépensent sans compter pour exister ou se faire valoir. Or ces ateliers de pensées vont à l’inverse du but recherché, économies et efficience.

Par exemple des logiciels comme celui de l’aide à la prescription (LAP) ont été créés ainsi que le dossier pharmaceutique (DP) afin de renforcer la sécurité sanitaire. Les coûts de la prescription diminueront peut-être, mais les budgets informatiques ont explosé et les systèmes fonctionnent mal.

Des logiciels ne peuvent pas se substituer à la qualité des professionnels. Ils augmentent les tracasseries administratives des médecins libéraux au détriment de la qualité des soins.

Et c’est ainsi que la désertification médicale s’intensifie sur le territoire.

Pourtant, le Conseil économique, social et environnemental (CESE) préconise une régulation à l’installation pour les spécialistes de secteur II en zone sur dense.

« Leur conventionnement serait conditionné à la réalisation de consultations avancées régulières en zones sous denses ». L’instance avance aussi des mesures incitatives parmi lesquelles des aides au secrétariat médical pour les médecins de secteur I dans les secteurs fragiles et un soutien au cumul emploi retraite en défiscalisant les cotisations ;

D’une médecine conventionnée, on passe à une médecine subventionnée avant de l’étatiser !

Alors, vous reprendrez bien un peu de désert ?