Vers un assouplissement de l’église catholique envers l’avortement?

A l’occasion du Jubilé de la miséricorde, se déroulant lors de cette année sainte extraordinaire de décembre 2015 à novembre 2016, le Pape François au nom de l’Église catholique, a annoncé vouloir montrer plus de tolérance envers les femmes catholiques ayant eu recours à l’avortement. Alors que l’avortement est totalement

A l’occasion du Jubilé de la miséricorde, se déroulant lors de cette année sainte extraordinaire de décembre 2015 à novembre 2016, le Pape François au nom de l’Église catholique, a annoncé vouloir montrer plus de tolérance envers les femmes catholiques ayant eu recours à l’avortement.

Alors que l’avortement est totalement condamné par le droit canon et puni d’une excommunication automatique, l’archevêque italien Rino Fisichella, coordinateur du Jubilé, a annoncé que l’avortement ferait partie des différents pêchés pouvant être pardonnés pendant l’année sainte.

Ce sera au travers des missionnaires envoyés un peu partout dans le monde et particulièrement dans les endroits les plus reculés que la miséricorde sera apportée aux gens qui pourront recevoir le sacrement de « réconciliation » même pour les femmes ayant avorté.

Mais cette annonce ne doit surtout pas être comprise comme une révision de la position de l’Église comme l’affirme Mgr Valasio De Paolis, un cardinal conservateur : “L’avortement reste un péché et le pape n’a pas décidé de l’abroger”.

Pour autant, la décision de pardonner également l’acte d’avortement durant le jubilé lui semble tout à fait normal car son objectif est de lever «  tous les obstacles pour permettre l’absolution d’un péché très grave comme l’avortement”.

Ce sujet reste un des plus discutés au sein de l’Église catholique et les personnes athées restent nombreuses à condamner les positions prises par le Vatican notamment lorsque celui-ci avait soutenu l’excommunication au Brésil d’une mère et sa fille de 9 ans, ainsi que le médecin qui avait aidé à l’avortement de l’enfant tombée enceinte suite à un viol.

Le Pape François suit quant à lui la ligne de ses prédécesseurs en condamnant l’acte mais a récemment parlé d’une urgence à trouver des solutions « plus justes » pour les femmes catholiques en souffrance.


Source et photo : AFP