Les risques liés aux résidus de médicaments restent méconnus

Les résidus de médicaments proviennent des industries pharmaceutiques, des médicaments jetés dans les déchets ménagers, des eaux usées des foyers et des hôpitaux, mais aussi des élevages industriels et des boues d’épandage. Ils sont présents dans l’environnement. À l’occasion d’une conférence internationale sur le sujet o

Les résidus de médicaments proviennent des industries pharmaceutiques, des médicaments jetés dans les déchets ménagers, des eaux usées des foyers et des hôpitaux, mais aussi des élevages industriels et des boues d’épandage. Ils sont présents dans l’environnement.

À l’occasion d’une conférence internationale sur le sujet organisée par l’Académie nationale de pharmacie avec le soutien des Ministères de l’Écologie et de la Santé, les participants ont averti sur les faits que leurs effets sur la santé ne sont pas encore suffisamment évalués.

Yves Lévi, professeur de santé publique et d’environnement et membre du comité d’experts sur l’eau de l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) a expliqué : “Les évaluations de risque (pour la santé, NDLR), dans l’état actuel des connaissances, montrent que le niveau est ou faible ou négligeable, mais avec un gros volet d’incertitude”.

Il a ainsi expliqué que si la présence de résidus de médicaments dans l’eau à très faible dose est aujourd’hui avérée, l’éventail des molécules présentes, le niveau d’exposition et les effets sur la faune, la flore et la santé humaine restent largement méconnus. Les effets observés sur l’environnement sont quant à eux préoccupants : prolifération des bactéries résistantes aux antibiotiques dans certains cours d’eau, reproduction perturbée des poissons en font partie. Néanmoins, les concentrations retrouvées dans l’eau potable, dans les pays développés, sont beaucoup plus faibles. Les données concernant l’alimentation manquent encore a-t-il observé.

Klaus Kümmerer, directeur de l’Institut de chimie durable et environnementale de l’Université de Leuphana a de son côté estimé que l’ “On n’arrivera peut-être jamais à prouver le lien de cause à effet entre la dose et l’effet toxique, il faut donc prendre des mesures de précaution”. Les technologies existent: traitement à l’ozone ou nanofiltration de l’eau, mais leur coût est très élevé et leur généralisation n’est pas forcément justifiée, selon Laure Souliac, chargée de la lutte contre les pollutions à la direction eau et biodiversité du ministère de l’Écologie.

Au ministère, qui vient de lancer son 2e plan de lutte contre les micropolluants, on préfère miser sur des actions ciblées, lorsque la pollution d’un bassin est avérée, et sur la prévention.

Parmi les pistes évoquées: baisser les doses prescrites quand c’est possible, généraliser le recyclage des médicaments ou encore pousser les laboratoires pharmaceutiques à donner davantage accès à leurs données toxicologiques et à adopter des processus de fabrication moins polluants.

Texte : AFP / esanum
Photo : wissanu sirapat / Shutterstock

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