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L’internat en médecine en 2017 : quel avenir ?

La réforme du troisième cycle est actée. Elle annonce la fin de l’exception française de « l’Internat des hôpitaux ». En effet les internes vont devenir des « étudiants en formation et des docteurs juniors ». Mais est-ce la bonne solution ?

La réforme du troisième cycle est actée. Elle annonce la fin de l’exception française de « l’Internat des hôpitaux ». En effet les internes vont devenir des « étudiants en formation et des docteurs juniors ». Mais est-ce la bonne solution ?

« Les jeunes médecins vont moins bien qu’avant », affirme Ludivine Nohales, secrétaire générale de l’ISNCCA (chefs de clinique). 24 % des futurs médecins ont eu des idées suicidaires. Six internes se sont donné la mort depuis le début de l’année.

Pour la première fois, une enquête nationale d’envergure menée sous l’impulsion de l’association nationale des étudiants en médecine de France (ANEMF), des syndicats d’internes (ISNAR-IMG, ISNI) et de chefs de clinique et assistants (ISNCCA) a permis de mesurer l’ampleur des troubles psychiques touchant les jeunes médecins.

Près de 22 000 personnes ont répondu à un questionnaire en ligne. Les résultats sont édifiants. Deux jeunes sur trois seraient anxieux contre 26 % dans la population générale. Pire, 28 % des répondants ont une symptomatologie dépressive contre 10 % du reste des Français. 24 % des carabins et jeunes médecins ont déjà eu des idées suicidaires. « Parmi les répondants, 738 jeunes ont déjà fait une tentative de suicide », complète Guillaume Ah Ting, chargé de l’enquête santé mentale à l’ISNI. À cela s’ajoutent les violences psychologiques subies à l’hôpital. « 51,5 % des internes et 62,7 % des externes ont vécu des violences psychologiques à l’hôpital », poursuit-il.

Le sexisme et le harcèlement sont également au-devant de la scène.

Un jeune médecin sur deux affirme ne pas avoir l’appui de ses supérieurs hiérarchiques quand il fait face à des difficultés. « Le manque de soutien des pairs et d’encadrement ainsi que la fatigue sont considérés comme des facteurs de risques », décrypte Guillaume Ah Ting.

De plus, le non-respect de la réglementation du temps de travail (48 heures par semaine en moyenne) et du repos de sécurité sont également des facteurs de risque retrouvé dans l’anxiété et la dépression. Le repos de sécurité n’est pas respecté chez 45,7 % des internes, chefs de clinique et assistants. À l’hôpital, 65 % des femmes enceintes n’ont pas eu accès à un planning aménagé.

Le dépistage et la prise en charge des étudiants en difficulté doivent être plus rapides.

45 % des externes et 60 % des internes n’ont jamais été reçus en consultation. « Ils sont souvent pris en charge bien trop tard, car nous avons tendance à pratiquer l’automédication et à sous-évaluer le problème », analyse Maxence Pithon, secrétaire général adjoint de l’ISNAR-IMG. Une fois dépisté, l’étudiant devra pouvoir bénéficier d’un aménagement du terrain de stage avec « un taux de garde et d’astreinte réduit ».

Vers un plan d’action national ?

L’Ordre des médecins, le Dr Valérie Auslender, auteur de « Omerta à l’hôpital » et le Dr Alban Danset qui avait consacré sa thèse à la santé psychique des externes en médecine, saluent cette enquête de première importance. La CSMF apporte son soutien aux revendications des jeunes médecins et affirme que ce mal-être concerne l’ensemble de la profession. « Les médecins ont un risque de suicide 2,3 fois plus élevé que les autres professions », explique son président le Dr Jean-Paul Ortiz.

Une copie des résultats a été envoyée à la ministre de la Santé, le Pr Agnès Buzyn. Olivier Le Pennetier, président de l’ISNI, souhaite qu’elle soit le prélude à un plan d’action national des risques psychosociaux, urgent, sous l’égide du nouveau gouvernement.

Quels remèdes pour sortir de ce cercle vicieux ?

1) La réforme des études médicales :

– Le Numerus Clausus : Un NC trop sévère écarte nos enfants de la médecine : il faut l’augmenter, mais cela ne réglera rien.

– La formation clinique et technique doit être mise en œuvre dès le 2e cycle. Elle est trop tardive.

 – L’ECN reçoit tous les étudiants de l’UE qui se présentent même avec zéro :

Des centaines d’étudiants ont eu des notes détestables et certains devront reprendre des stages, ils seront de mauvais médecins.

Pour en sortir  il faudrait  une politique de rupture et se heurter aux dispositions UE ! Le ministère de la Santé s’était réfugié derrière Bruxelles. « Tout étudiant qui a validé son deuxième cycle dans un état membre de l’UE peut accéder au 3e cycle dans un autre état membre de l’UE », nous a-t-on indiqué.

Il faut donc le réformer et exiger une note seuil pour être admis à l’internat.

2) La chirurgie :

Les internes, avec des semaines de 45 h imposées par l’UE auront de plus en plus de mal à être formés, apprentissage trop tardif, pas de responsabilités en garde avant la dernière année. De graves complications pourraient être la rançon.

Il faut donc retrouver l’élitisme que permettaient certains concours comme l’Internat par concours et non l’internat pour tous (toutes).

Le Grand Paris qui sera peut-être demain ville olympique et son Assistance Publique (AP-HP) devraient y réfléchir avant qu’il ne soit trop tard.

3) La réforme administrative des hôpitaux

Le soignant est broyé par un système administratif qui bloque toute initiative.

Ainsi la France qui avait le meilleur système de santé au monde s’est vue recalée de la première à la quatorzième place. Avec un système hospitalier au bord de la rupture, le métier de médecin est lui aussi mis sous pression avec cette réforme de l'internat.