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Drame au SAMU : le système de santé marche-t-il sur la tête ?

Bernard Kron revient sur le drame de Naomi Musenga, qui nous interpelle une nouvelle fois sur la qualité du système de santé français.

Le système de santé français marche-t-il sur la tête ?

Le drame de Naomi Musenga, une jeune femme de 22 ans, morte le 27 décembre dernier, nous interpelle une nouvelle fois sur la qualité du système de santé français. 

Il a fallu plus de quatre mois pour que l'on en parle ! Cette omerta est insupportable.

Notre système de soins s’est effondré depuis 15 ans, à cause de réformes qui ont dégradé le système libéral  tout en aggravant considérablement les coûts de fonctionnement au détriment de la qualité de certains services

Le système de santé a perdu 13 places dans les classements internationaux depuis 2003.

La concentration des activités sur le public participe à cette dérive.

Pourquoi ?
D'abord, au premier plan, on retrouve la catastrophique « tarification à l’acte » T2A qui en est responsable.

Mais revenons au drame de Naomi :

Elle se plaignait de maux de ventre et appela les pompiers avant d'être redirigée vers le SAMU. Les deux opératrices – celle des pompiers et celle du SAMU – se moquent ouvertement de la jeune femme et négligent son appel. Elle décédera quelques heures plus tard. 

Il aura fallu cinq heures au SAMU pour prendre en charge cette patiente, selon les informations de l'AFP.

La ministre de la Santé, Agnès Buzyn a demandé à l'Inspection générale des affaires sociales (IGAS) une enquête pour faire la lumière sur ce qu'elle qualifie de « graves dysfonctionnements ». On attend encore mais le manque d'empathie et d'intérêt porté au patient est insupportable !

D'autre drames à Strasbourg avec la mort d'un enfant à la suite d'une rupture de ratte ou en Normandie ont défrayé la chronique. 

Ces histoires sont légions. On se souvient également de l'opérateur du SAMU d'Alençon, qui pour un nourrisson de cinq mois, suggère à la maman appelant le SAMU d'Alençon, de lui administrer du paracétamol et un bain tiède alors qu'il avait plus de 40 de fièvre !

Les parents, qui n'ont pas le permis de conduire, doivent attendre l'aide d'un voisin le lendemain matin pour le conduire à l'hôpital, où le nouveau-né décédera quelques semaines plus tard.

Un jeune homme de 21 ans, a dû être amputé de la jambe droite en février 2017 à la suite d'une simple chute de trampoline. Le médecin régulateur du SAMUl'invite à rétablir lui-même sa luxation du genou. L'artère comprimée par l'os luxé s'est thrombosée imposant l'amputation.

Autre drame, autre région : une embolie pulmonaire a été prise pour une crise d'angoisse ce qui quelques heures plus tard entraîna la mort.

Dans le Sud-Ouest, un pouce devra être amputé car le SAMU ne trouvera pas de chirurgien spécialisé dans les urgences pour prendre le blessé en charge. 

Les EIG (Evènements Indésirables graves) se sont multipliés à l'hôpital car les soignants sont surchargés et harcelés par l'administration qui exige toujours plus avec toujours moins ! De plus avec l'ultra spécialisation des chirurgiens certains d'entre eux ne savent pas comment "réparer" une plaie vasculaire lors d'une intervention de cœliochirurgie.

En conclusion :

Avec plus de 30 000 000 d'appels au SAMU par an et 21 000 000 de passages aux urgences à l'hôpital le système est devenu ingérable et doit être réformé.

Ce sera l'objet d'une prochaine émission sur SudRadio à 12h30 avec André Bercoff qui sera encore dans tous ses états !