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Ce que les Français reprochent à leurs médecins

La profession de médecin, reste en France, largement sacralisée. Toutefois, derrière ce tableau idyllique, les patients reprochent un certain nombre de choses à leur praticien. Et pour beaucoup, elles sont en partie imputables à la crise du système de santé.

La profession de médecin, reste en France, largement sacralisée.

Si la figure traditionnelle du médecin de famille s’est peu à peu délitée, les Français restent largement plébiscites de leur médecin traitant. Ils étaient notamment 88 % en 2015, à déclarer avoir une opinion favorable de leurs médecins. Toutefois, derrière ce tableau idyllique, les patients reprochent un certain nombre de choses à leur praticien. Et pour beaucoup, elles sont en partie imputables à la crise du système de santé.

La consultation express

Toujours plus de patients (la faute notamment à l’expansion des déserts médicaux) et donc moins de temps à consacrer à chacun d’entre eux. Une enquête couvrant 28,5 millions de consultations à travers 67 pays démontre ainsi que la durée moyenne d’une consultation en France est de 16 minutes. Fait notable, les disparités observées dans la durée d’une consultation diffèrent du fait de la clientèle d’un même médecin ou bien de la variation des pratiques d’un généraliste à l’autre. Ainsi, les patients âgés, en ALD ou présentant des pathologies psychologiques ou psychiatriques bénéficient de temps de consultations plus longs. Il en est de même pour les nouveaux patients et les cadres supérieurs. À l’inverse, les bénéficiaires de la CMU auraient des temps de consultation plus courts. Les femmes médecins, les médecins à honoraires libres ou à activité faible, garderaient leurs patients plus longtemps.

Cependant, la France reste bonne élève face au Bangladesh, où la consultation moyenne dure 48 secondes.

L’erreur de diagnostic dû à un manque d’écoute

Conséquence plus grave, lorsque le temps de consultation se réduit, le diagnostic peut en pâtir. Les erreurs de diagnostic relevant d’un manque d’écoute ou de prise au sérieux fleurissent sur la toile, comme l’histoire de cette jeune femme de 25 ans, consultant pour une douleur à la poitrine que le corps médical ne prendra pas au sérieux… mais qui se révèlera être un cancer du sein. Il aura fallu près d’un an au corps médical, pour arriver au bon diagnostic.

Ces erreurs sont encore plus fatales via le SAMU ou aux urgences, comme le cas tristement célèbre de Naomi Musenga. En juillet 2016 c’est un jeune homme qui décèdera d’un AVC, après que les opérateurs du SAMU diagnostiquent de l’aérophagie et conseillent de rappeler. « L’enregistrement montre que des informations précises ont été données, ce qui nous a été confirmé par un cardiologue qui a entendu l’enregistrement. Il y a eu une absence de prise en charge. C’est plus d’une heure de perdue », dénoncent les avocats de la famille auprès de La dépêche du midi.

Le temps d’attente avant un rendez-vous

L’accès aux soins se détériore de jour en jour. En 2017, il fallait ainsi attendre en moyenne 117 jours pour consulter un spécialiste et environ une semaine pour consulter un généraliste. Un délai qui a tout simplement doublé en cinq ans. Or, ces délais sont la première cause de renonciation aux soins, selon les auteurs de l’étude.

Face à cette situation tendue, les patients oublient leurs fidélités et réservent le rendez-vous le plus proche, sur des plateformes comme Doctolib ou Mondocteur. Il faut également noter que cette situation est semblable chez nos voisins belges ou allemands.