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Stress : les vrais problèmes par B.Maroy

Il ne faut jamais oublier que le stress est, par définition, un évènement subjectif, se définissant au mieux, selon H.Laborit, comme l’ensemble des réactions d’un organisme confronté à une situation perçue comme menaçante.

Ceci implique qu’il ne faut pas confondre l’agent stresseur objectif avec la réaction subjective de l’organisme considéré. Cette confusion oublie la réactivité de l’organisme qui constitue l’ampli dans la chaîne HiFi. Pour comprendre le bruit à la sortie du haut parleur, il faut prendre en compte non seulement le disque dans le lecteur mais aussi le réglage de l'amplificateur ! C’est cette sensibilité, ou, autrement dit, le manque de résilience (résistance au stress), qui explique pourquoi certains sujets vont être stressés et d’autres non par la même cause. Il est clair qu’il vaut mieux régler l’allumage plutôt que d’adapter le rallye à un moteur mal réglé !

On est alors amené à différencier :

    Il est clair que les cas n°1 et 2 sont physiologiques.

    Dans le cas n°3, une pathologie a été déclenchée (ou aggravée) par le stresseur majeur sur un terrain prédisposé puisque seuls certains individus auront une réaction prolongée. Il faut se poser la question de l’identité éventuelle du facteur prédisposant.

    Dans le cas n°4, il est évident que l’élément qu’il faut comprendre, c’est la ou les causes de la moindre résilience des sujets stressés. En effet, c’est cette cause qui pose le vrai problème du défaut d’adaptabilité de ces sujets. Les effets associés statistiquement au stress peuvent tout aussi bien être dus à une cause commune (cf.infra) (celle de la «stressabilité» par exemple)

    Dans ce même cas n°4, il ne faut pas oublier non plus que l’attitude du sujet, avant, pendant et après le stresseur, peut majorer la pression de la part de l’environnement, quel qu’en puisse être le mécanisme, contribuant à expliquer pourquoi c’est cet individu et pas un autre qui est stressé et le reste.

    S'intéresser au stress quand il est d’intensité disproportionné avec celle du stresseur ou anormalement prolongé après la fin de sa cause, c'est s'intéresser au stress pathologique.

    Pour terminer, il est donc plus logique, plus intéressant au plan théorique et plus efficace d'essayer de comprendre en quoi il est pathologique pour y porter remède plutôt que de s'enliser dans l'analyse des facteurs aggravants.